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lundi, février 26, 2007

Après la plus petite, la plus grande distillerie...?

Après le petit article consacré à la plus petite distillerie d'Ecosse, tellement petite qu'elle relève plus du folklore que de l'industrie du Scotch whisky (Loch Ewe) voici une annonce de taille de Diageo, le géant britannique des spiritueux qui possède près de 30 distilleries en Ecosse (cliquer ici pour une liste des distilleries actives ou fermées du groupe).
Pour faire face à la spectaculaire augmentation de ses ventes de blends premium, particulièrement en Chine, Brésil ou en Inde, où les transactions avec l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce, à ne pas confondre avec Old Malt Cask) vont bon train pour diminuer les taxes d'importation, la décision de créer une nouvelle distillerie semble avoir été prise.
Cette distillerie qui devrait produire environ 10.000.000 litres par an devrait se situer sur le site de Roseisle, dans le Speyside. Le site de Roseisle abrite déjà une importante malterie du groupe.
Evidemment on pourrait se poser la question de l'opportunité d'ouvrir une nouvelle distillerie à un moment où semble se dessiner une crise (mauvaise récolte, etc...) (cette crise sera plus une réalité pour les consommateurs obligés de dépenser de plus en plus que pour les producteurs, obligés eux de produire de plus en plus) et les amateurs de single malt auraient évidemment aimé voir renaître l'une des distilleries mythiques du groupe. Et ces distilleries mythiques ne manquent pas. Pas mal de noms de whisky prestigieux figurent sur cette liste de distilleries moribondes ou déjà détruites, comme Brora, Port Ellen, Rosebank et bien d'autres encore.
Ce serait évidemment excellent pour assouvir les rêves romantiques des amateurs de single malt, mais à y bien réfléchir, est-ce que l'ouvrier de Renault accepterait de retravailler sur les chaînes de montage de la R4... Qui fut également mythique. Que dire de la 11 chevaux de Citroën?
Les lois sur les conditions de travail et d'hygiène sont également faites pour protéger les ouvriers du whisky, et les lois économiques sont là aussi pour dicter leur conduite aux dirigeants des grands groupes.
Une distillerie moderne, construite dans les règles de l'art, devrait pouvoir fonctionner de façon optimale avec un maximum d'efficacité et la production doit pouvoir se faire dans les meilleures conditions. Les bâtiments centenaires des distilleries mythiques s'y prêtent-ils? On peut en douter.
A n'en pas douter, l'industrie du whisky est très active pour le moment. Plusieurs nouvelles distilleries ont ouvert leurs portes ces dernières années, et il semble que le mouvement ne soit pas terminé. Ainsi, on a vu la création de Glengyle à Campbeltown, Kilchoman sur Islay, Daftmill dans les Lowlands, sans oublier Ladybank, distillerie qui se construit lentement avec l'aide de nombreux souscripteurs. Il est également question d'une autre nouvelle distillerie dans les Lowlands sans oublier le projet des propriétaires de Bruichladdich de resusciter une vieille distillerie d'Islay, Loch Indaal.
Enfin, armons-nous de patience pour pouvoir déguster les nouvelles productions d'ici quelques années.

samedi, février 24, 2007

Whisky Legendary: Mortlach 12 ans, 1963-1976

Un whisky dont je n'ai malheureusement pas plus d'indications que l'âge et les années de distillation et de mise en bouteille. Un vieux jeune.... Je le soupçonne d'être une édition officielle, quoique ce serait étonnant, vu le peu de bouteilles de single malt mises sur le marché par les distilleries à l'époque... Ou alors, un ancien embouteillage de Gordon & MacPhail?


  • Le nez fermier et marqué par des notes de viande font immédiatement penser à un Mortlach.Des notes de moka, de café au lait, une très belle présence au nez.
  • En bouche, très bel équilibre, des notes de biscuit au chocolat, une grande douceur mais aussi une grande maturité, assez étonnante pour un whisky de cet âge.
  • Une belle finale, douce avec en rétro-olfaction des notes chocolatées très délicates.

Vraiment une étonnante expérience que ce Mortlach d'une époque (malheureusement) révolue.

Whisky Legendary: Bowmore 1968

Autre merveille: un Bowmore 1968, embouteillé à 40.5°par Duncan Taylor. Fût 3822.


  • Un nez parfaitement équilibré entre des notes légèrement fumées et des odeurs de bruyère. En arrière fond, l'impression de se trouver dans une tourbière sur laquelle on aurait planté de fleurs plus olfactives les unes que les autres. Fruits exotiques également, peau de mandarine. Fumée
  • Le goût en bouche est très agréable, assez fruité avec un très bel équilibre entre les fruits exotiques et un boisé très fin. Le tout très délicat. De la dentelle. Une très légère amertume alliée à une très légère acidité le tout possédant une très belle texture.
  • La finale est relativement courte avec de légers relents boisée à côté du souvenir des fruits exotiques.

Whisky Legendary: Highland Park 30 ans


Highland Park, 30 ans. Gordon & MacPhail, MacPhail's Collection


  • Un nez puissant, où nes notes de miel poivré se mêlent à des notes végétales de bruyère sur un léger arrière fond de fumée.
  • En bouche, un très beau mélange de miel, quelques épices discrètes, des notes florales.
  • Une belle finale, longue, chaude dans les mêmes tons que la bouche et le nez.

jeudi, février 15, 2007

Whisky Legendary: Tamdhu 1961

Encore une des merveilles de Gordon & MacPhail: un vieux Tamdhu



  • Le nez est d'une richesse exceptionnelle. De franches notes fruitées et un peu de poivre en arrière-fond. Une véritable explosion de notes à la fois douces et acides et pas de présence tannique malgré le grand âge de ce whisky. Du pain d'épices
  • La bouche est d'abord sèche, et évolue rapidement vers les notes annoncées par le nez, fruits acides et ici apparaissent des notes d'un très fin boisé.
  • La finale est légèrement amère, et assez courte. Le souvenir d'une légère amertume reste assez longtemps présent.

samedi, février 10, 2007

Whisky Legendary: Tactical 1973 (Talisker)


Encore une découverte étonnante, le Talisker de Douglas Laing (Old Malt Cask)


  • Un nez d'une richesse exceptionnelle. Un harmonieux mélange de fruits exotiques, de tourbe et de fumée dans un registre assez maritime, avec des nuances de sel et d'iode parfaitement intégrés dans l'ensemble. Au fur et à mesure de nouvelles notes apparaissent, et finalement un voile transparent de fumée semble dominer les autres odeurs qui restent en filigrane.
  • La bouche n'est pas en reste. La même subtilité qu'au nez, le même équilibre. Cependant, les traces de fruit sont à chercher beaucoup plus loin, et ici ce sont de délicats arômes de tourbe qui dominent une bouche particulièrement équilibrée.
  • La finale semble n'avoir retenu que la tourbe, et une légère amertume se prolonge plusieurs minutes. Un excellent whisky.

vendredi, février 09, 2007

Whisky Legendary: Tobermory 1972-2005


Une belle surprise de cette captivante dégustation était le Tobermory 1972, affiné en fûts de sherry. La distillerie Tobermory ne nous a pas habitués à une telle qualité. Comme quoi, toute règle a ses exceptions.



  • Un nez très franchement fumé, forte odeur de jambon fumé, avec des relents assez marqués de sherry et un peu de tourbe.
  • En bouche, des impressions d'abord nettement tourbées, assez médicinales, très complexes. La bouche évolue constamment entre la tourbe grasse et des notes légèrement boisées, en passant par tantôt l'amertume d'un cerneau de noix, tantôt par des arômes légèrement acides. Très bel ensemble.
  • La finale est assez longue et chaude, marquée par le sherry et des relents tourbes.

jeudi, février 08, 2007

Whisky Legendary: Glenfarclas 1968

Glenfarclas 1968, 43°, embouteillage officiel



  • Un nez très agréable, avec ses relents de sherry et ses touches boisées, avec cette foule d'arômes discrets allant du café au lait au chocolat en passant par quelques pointes épicées.
  • En bouche, un subtile mélange de sherry et de chêne, le tout dans une relative douceur. Pas réellement spectaculaire.
  • La finale est relativement courte, avec de beaux souvenir boisés de sherry.

mercredi, février 07, 2007

Whisky legendary: Glen Grant 1963, Gordon & MacPhail

Autre merveille dégustée à l'occasion de cette réunion intéressante, un Glen Grant de 1963, embouteillé à 40° par Gordon & MacPhail.



  • Un nez remarquable, où un parfait équilibre entre le sherry et le bois annonce une merveille en bouche. En arrière-fond, des notes fumées et un soupcon de fruits, mais ces derniers arômes sont nettement dominés par couple sherry-chêne. Malgré cette dominante claire, beaucoup de subtilité et une merveilleuse complexité.
  • La bouche y aurait certainement gagné si ce whisky avait été embouteillé à un degré supérieur, mais elle n'en reste pas moins extrêmement agréable, même si ici aussi l'amertume boisée associée à la douceur du sherry dominent nettement le palais.
  • La finale est longue et agréablement marquée par le même couple sherry- chêne. Un excellent whisky. Je n'ose l'imaginer à la force du fût...

Whisky legendary: Longmorn 1963,Gordon & MacPhail


Après le plaisir qu'a été la rencontre avec Han van Wees, voici mes appréciations des bouteilles présentées.
La première dégustation concerne un Longmorn de 1963, embouteillé à 40° par Gordon & MacPhail.
Bouteille sublime...


  • Un remarquable nez qui annonce la couleur d'emblée: ce whisky a un vécu. Un vécu de plus de 40 ans dans un fût qui lui a transmis toute as richesse aromatique, ses tanins sans avoir tué ses relents fruités. Malgré ces longues années passées à acquérir ses lettres de noblesse dans l'obscurité humide du chai, ce whisky semble être resté particulièrement frais. Témoins ces soupçons d'herbe coupée et cette très légère touche d'acidité agrumique.
  • En bouche, c'est d'abord une amertume boisée qui apparaît, mais qui laisse rapidement apparaître des relents de sherry, mais aussi une certaine faiblesse, probablement due à la dilution à 40°. Le palais aurait mérité un peu plus de plaisir, surtout après la fête que s'est offerte le nez.
  • Et également la fête qui se profile avec la finale qui est remarquable quoique pas très longue. Les notes boisées restent très présentes, mais sont accompagnées d'une foule d'autres arômes subtils qui prolongent le bonheur.

dimanche, février 04, 2007

Vers une augmentation du prix du whisky (3)

3 Conclusion
(voir aussi augmentation de la demande et pénurie d'orge en Europe)

Conséquences sur le prix du whisky

L'augmentation sensible des matières premières ne peut qu'avoir une incidence sur le prix que le consommateur payera chez son caviste ou dans sa grande surface.
Heureusement, les matières premières ne représentent qu'une partie du prix du produit fini, ce qui permet d'espérer que l'augmentation ne sera pas proportionnelle à celle du malt (jusque 70%). D'ailleurs une telle augmentation des prix aurait comme conséquence immédiate que la plupart des clients de l'industrie se tourneront vers d'autres alcools. De beaux jours seraient en perspective pour le cognac et la vodka continuerait à prendre de belles parts de marché.
Les prix des matières premières sont par nature très dépendants de conditions externes souvent changeantes. Ainsi après la montée inexorable des prix du pétrole au cours de l'année dernière, où on nous promettait un pétrole à plus de 100 dollars le baril, il a suffit d'un hiver moins rigoureux pour faire descendre les prix. Gageons qu'une récolte de meilleure qualité l'année prochaine remette un peu les choses en place.
Mais comme toujours, les hausses sont répercutées immédiatement, tandis que les baisses de prix se font toujours un peu attendre...
L'avenir nous dira si ce constat pessimiste se vérifiera au cours des années, ou si nous sommes simplement dans une mauvaise passe. La vie économique étant toujours faite de cycles, avec des hauts et des bas. Espérons avoir atteint le fond.

Vers une augmentation du prix du whisky (2)

(Suite)

2. Matières premières
Outre cet accroissement de la demande (voir début), l'industrie du whisky doit faire face cette année à des problèmes d'approvisionnement.

Mauvaises récoltes en 2006
Les conditions climatiques en Europe n'ont pas été favorables pour une bonne maturation de l'orge.
Après un mois de juillet exceptionnellement chaud et sec, nous avons eu droit à un mois d'août exceptionnellement humide.

En Europe
Les récoltes d'orge d'hiver ont été satisfaisantes en France et au Royaume-Uni et la qualité de la production était bonne. Ces récoltes étaient terminées avant le mois de juillet.
La récolte d'orge de printemps était pratiquement terminée en juillet également en Espagne, France, Sud de l'Angleterre et Sud Ouest de l'Allemagne. La qualité de l'orge espagnol était médiocre et la quantité n'était pas au rendez- vous, tandis que la France pouvait se féliciter d'une récolte meilleure que prévue. Le seul problème relevé ici était une forte teneur en protéines. Même constat pour la Slovaquie et la Hongrie.
Puis vint le mois d'août qui a été le plus humide et le plus froid depuis des décennies. Normalement, l'orge résiste assez bien à l'humidité, mais les conditions extrêmes qu'a connue l'Europe Centrale par exemple ont détruit en grande partie les récoltes. De plus, les conditions climatiques ont provoqué la germination quasi spontanée de l'orge.
Dans des pays comme l'Allemagne, la Pologne ou la république tchèque, la perte se situe entre 50 et 75%, et une partie de ce qui a pu être récolté n'était pas utilisable pour le maltage. A peine si on peut s'en servir comme fourrage.
Le problème de la pauvreté de la récolte en Europe est très important, parce que cela va priver l'industrie du whisky de sa matière première... Il semble de plus que l'importation d'orge à malter depuis les fournisseurs traditionnels que sont l'Ukraine ou la Russie ne soit pas une option non plus. L'Ukraine a eu des problèmes de qualité et la Russie doit faire face à une demande interne accrue, et n'est pas en mesure d'exporter.
Pour éviter une fermeture des malteries à cause du manque d'orge, il est vraisemblable que de l'orge de qualité inférieure devra être utilisée, ce qui ne peut qu'avoir de fâcheuses conséquences sur la qualité du whisky produit cette année...

En Ecosse
L'industrie du whisky en Ecosse va sans aucun doute souffrir de cette situation.
Cependant, la région a moins souffert que beaucoup d'autres des mauvaises récoltes, si on en croit la carte ci-dessous:
Malgré cela, les prix bruts de l'orge maltée a considérablement augmenté: de l'ordre de 70%...
On est dès lors en droit de se (re)poser la question de l'origine du malt utilisé par l'industrie du whisky écossais.
D'après le SWA, l'immense majorité du malt utilisé par l'industrie est d'origine écossaise. Cette affirmation est difficile à contredire puisqu'elle émane d'une association qui est parfaitement au courant de tous les aspects économiques et industriels de la fabrication du whisky.
Le problème est probablement mal posé. S'il est probablement indéniable que plus de 90% du malt provient effectivement du territoire écossais, cela ne résoud pas la question de savoir d'où vient l'orge utilisé pour produire ce malt. En d'autres termes, les malteries écossaises produisent le malt utilisé par les distilleries, mais qui produit l'orge utilisé par ces malteries?
Au vu de l'ampleur des dégâts, il y a fort à parier que l'origine de l'orge n'est pas majoritairement locale.

Les malteries


La pénurie d'orge en 2006 va bien évidemment avoir une influence sur les malteries. Pour bien comprendre cette incidence, il faut d'abord comprendre en gros le processus de fabrication du whisky. Pour cela, le mieux est de (re)lire la page sur le site consacrée à la fabrication.

La production du malt à partir d'orge était une des tâches traditionnelles des distilleries. Jusqu'aux alentours des années 1960/1970, pratiquement chacune des distilleries produisait son propre malt.
Les choses ont changé pour des raisons de rentabilité économique, et aujourd'hui plus aucune distillerie ne produit l'entièreté de son propre malt. A quelques exceptons près (Laphroaig, Springbank, Highland Park ou Bowmore qui produisent encore environ 30% de leur propre malt -attraction touristique?- ) cette activité a complètement cessé dans les distilleries.
Chaque distillerie achète son malt dans une malterie, suivant un cahier des charges souvent bien précis.

Au cours des années, les grands groupes ont construit leurs propres malteries pour leurs propre besoins, et ont également consenti à vendre leur malt à des distilleries ne faisant pas partie du groupe, souvent en échange de first make spirit (whisky à la sortie de l'alambic). Des malteries moins importantes ont également été obligées de fermer leurs portes.
Diageo est le plus grand groupe de spiritueux au monde, et possède 4 grandes malteries: Port Ellen, Glen Ord, Burghead et Roseisle. Toutes sont situées en Ecosse.

Diageo n'est évidemment pas le seul grand groupe à posséder aussi des malteries. Le groupe n'est cité ici qu'à titre d'exemple et il est probable que la politique des autres groupes ne diffère pas de celle du géant des spiritueux.
Dans une période où le malt se fait rare, les grands groupes ont évidemment tendance à servir les besoins de leurs propres distilleries en priorité avant de revendre du malt à d'autres. Ou alors, à augmenter sensiblement les prix à la tonne.
D'autant qu'on assiste à une sensible augmentation de la demande de whisky parallèlement à la pénurie d'orge..

Il est assez évident qu'une augmentation sensible du prix des matières premières a de grandes répercussions sur l'approvisionnement des distilleries, et à terme sur l'approvisionnement en whisky des amateurs que nous sommes.
Ajoutons à cela l'augmentation du prix du transport, dû en grande partie à celle du pétrole et des phénomènes locaux comme les difficultés d'approvisionnement en fuel (indispensable pour chauffer les alambics) sur Islay...

Vers une augmentation du prix du whisky (1)

Quelques phénomènes inquiétants
Une combinaison de facteurs semble indiquer qu'une augmentation des prix est inéluctable dans les prochains mois.



1. Accroissement de la demande
La demande en whisky ne cesse d'augmenter dans les pays à forte croissance, dont la Russie, l'Inde et la Chine. Ces trois marchés sont très demandeurs, mais sont également très différents les uns des autres.
La Chine: Le marché Chinois est surtout demandeur de blends de haut de gamme. Les habitudes de consommation en Chine sont assez différentes de ce qu'elles sont en Europe, et il n'est pas rare de voir des mélanges de thé et de whisky... Par ailleurs, une classe moyenne qui devient de plus en plus aisée se développe rapidement dans ce pays, et les habitudes culturelles sont telles qu'il est bon de montrer des signes extérieurs de richesse. Plus les flacons sont rutilents et le contenu renommé, plus ils seront vendus. Il semble que des marques comme Chivas Regal aient le vent en poupe en Chine.
L'Inde: Le marché indien est plus compliqué pour l'industrie écossaise du whisky. A côté de la production locale de whisky qui annonce son origine, il y a une importante contrefaçon de scotch whisky.
La Russie: La nouvelle classe moyenne russe se caractérise par son goût prononcé pour des produits de luxe, mais aussi de qualité. Le marché Russe est relativement orienté vers le single malt. Ceci ne veut évidemment pas dire que le blend ne soit pas là aussi, comme dans le reste du monde encore largement prépondérant.


Voir suite

samedi, février 03, 2007

La plus petite distillerie d'Ecosse

Le fameux "Excise Act" en 1823 qui réglementait la production de whisky en Ecosse déterminait entre autres la taille minimum d'un alambic pour la production légale de whisky. La taille minimum selon cette loi était de 150 litres environ. Cela fit disparaître quelques distilleries illégales, mais c'est le "Spirit Act" de 1860 qui stipulait que la taille minimum d'un alambic devait désormais être de 1500 litres, ce qui revenait à n'accorder de licence d'exploitation qu'aux grandes distilleries.
Parmi ces "grandes distilleries" Edradour a toujours été considéré comme étant la plus petite distillerie d'Ecosse. Et c'est vrai qu'elle fait un peu figure de maison de poupées comparées aux autres distilleries.
Il a fallu attendre que John Clotworthy, propriétaire de l'hôtel Drumchork Lodge dans le Nord Ouest des Highlands (http://www.hotelaultbea.co.uk) découvre une petite lacune dans la loi pour que l'autorisation de produire du whisky à l'aide d'un alambic de 150 litres soit à nouveau accordée. La loi de 1860 connaissait une exception à la règle, concernant quelques régions écossaises dont l'économie était mal en point à l'époque. C'est sur cette exception que John s'est basé, mais les autorités ont tôt fait d'amender la loi, si bien qu'aucune autre autorisation de distiller ne sera plus accordée pour ces petits alambics.
Toujours est-il que cette distillerie miniature existe, et ses propriétaires organisent des cours de fabrication de whisky "à la moonshine"...
La production de cette distillerie n'est pas encore disponible sur le marché, mais un jour on risque de trouver du "Loch Ewe" chez les bons cavistes..
Longue vie à la plus petite distillerie des Highlands.